Chaire APICIL – Santé et Performance au Travail

Chaire APICIL – Santé et Performance au Travail

  • Si votre entreprise participe à l'étude, vous pouvez y  accéder à partir du 16 octobre 2017*, en cliquant ici. *date pouvant varier selon les entreprises
  • Si votre entreprise participe à l'étude, mais que vous n'avez pas d'adresse email professionnelle, ou si vous souhaitez participer à l'enquête à titre individuel : cliquez ici pour vous enregistrer à l'enquête avec un email personnel.  

Qu'est-ce que le capital santé ? 

Le Capital Santé peut être compris comme un agrégat de santé physique, santé mentale et satisfaction, qui rend possible ou de limite – la productivité du capital humain.

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La notion de capital santé est une composante essentielle du capital humain, notion déjà bien établie en sciences humaines, puisqu’elle valut (entre autres) à Gary Becker le prix Nobel d’économie en 1992.  Le capital humain est un stock, formé de trois éléments que sont les savoirs, les compétences, et les expériences, qui ensemble déterminent une certaine aptitude de l’individu à produire.

Comme les autres formes de capital, le capital humain peut s’acquérir (via le recrutement), se développer (via la formation et, surtout, le travail lui-même), et il « rapporte » au sens où il est susceptible de procurer un revenu et il contribue à la performance collective. Contrairement au capital financier, il ne peut devenir propriété d’un tiers ; il est simplement mis à disposition par l’individu (il est « inappropriable »).

Les capacités physiques et mentales de l’individu et sa satisfaction vis-à-vis de son travail constituent le capital santé. Ce capital détermine dans quelle mesure l’individu mobilise ses savoirs et ses compétences au service de son organisation.

L’ENQUÊTE STPC - SANTÉ AU TRAVAIL ET PERFORMANCE COLLECTIVE - STPC

  • Vous êtes dirigeant d’entreprise, DRH ou responsable de site ou d’entité,
  • Vous portez un intérêt à la santé de vos collaborateurs et souhaitez développer de façon soutenable la performance de votre entreprise?
  • Nous vous invitons à rejoindre l’étude STPC - Santé au Travail et Performance Collective.

Pour plus d'information et inscription, veuillez contacter Guillaume Soenen

La Chaire APICIL Santé et Performance au Travail 

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De nombreuses organisations, publiques comme privées, ont désormais pris la mesure des enjeux de la santé au travail, non seulement sous  l’angle de la maîtrise des risques psychosociaux –préoccupation déjà ancienne, mais aussi sous l’angle de sa contribution à la performance individuelle et collective. L’idée est en fait simple, une personne en bonne santé est potentiellement plus heureuse, plus innovante, et plus productive. Peut-être est-elle également plus éthique !

Il s’agit donc de dépasser la vision de la santé au travail traditionnellement associée aux notions de « risques psychosociaux », et de forger une nouvelle approche en termes de capital santé. Notons que s’il s’agit de dépasser l’approche par les risques, il ne faut pas pour autant d’en oublier les bases : les conditions de travail demeurent une préoccupation incontournable. 

Les objectifs de la chaire

  • Élaborer une mesure du capital santé
  • Évaluer l’impact du capital santé sur la performance, tant individuelle que collective.
  • Évaluer la pertinence des différentes actions et démarches visant à améliorer le capital santé.
  • Démontrer que les investissements en matière de santé au travail sont non seulement des investissements éthiques mais également économiquement viables.

Ces investissements en matière de santé au travail peuvent consister :

  1. à promouvoir des comportements individuels salutaires, tels que l’activité physique, l’équilibre alimentaire, le respect des règles de sécurité, etc.
  2. à améliorer les conditions de vie au travail, à limiter les risques et à réduire les facteurs de stess (les « stresseurs »),
  3. à transformer le contenu du travail lui-même (ex : télétravail, responsabilisation, enrichissement des tâches, etc.)
  4. à faire évoluer les pratiques de management, et notamment à promouvoir l’équité des décisions et l’exemplarité comportementale.

Les enjeux de la santé au travail - Quelques chiffres

  • L’espérance de vie en bonne santé est en France de 63.4 ans pour les hommes, et 65 ans pour les femmes (source : Eurostat, 2015). C’est un âge inférieur à celui du départ à la retraite !
  • 3,2 % des travailleurs de l’UE-27 (7 millions) ont été victimes d’un accident du travail, et  8,6 % indiquaient avoir rencontré des problèmes de santé liés à leur travail au cours des 12 mois précédents (Source: Eurostat, 2010).
  • Les accidents du travail et maladies professionnelles « coûtent » environ 4% PIB mondial (source: OIT, 2009).
  • Au cours des deux décennies à venir, les maladies chroniques coûteront plus de 30 000 milliards USD, soit 48 pour cent du PIB mondial de 2010. Quatre grands facteurs de risque sont à l’origine des maladies non transmissibles dans le monde, à savoir la consommation de tabac, une mauvaise hygiène alimentaire, le manque d’activité physique et la consommation d’alcool (OMS, 2013).

On estime que le lieu de travail, où l’on passe environ 50% de son temps conscient, est un lieu clefs pour lutter contre ces éléments.

Le titulaire de la chaire  

Guillaume Soenen est professeur à emlyon business school. Il dirige le centre de recherche CBT –Cognitions Behaviors & Transformations. Ses recherches portent sur les dynamiques cognitives dans les changements organisationnels, notamment lors de fusions et acquisitions, le rôle de l’équité et de la justice organisationnelle, ainsi que sur les liens entre santé au travail et performance. Il enseigne la stratégie et sa mise en œuvre et le leadership, et dirige des programmes de formation et accompagne des dirigeants et comité exécutifs dans leurs réflexions stratégiques. 

Quels sont les effets des actions mises en place par les entreprises pour la santé et la sécurité ?

Malgré un cadre réglementaire riche et d’importantes actions mises en œuvre au niveau des branches et  des entreprises, les salariés français sont en moyenne moins satisfaits (80%) que leurs homologues européens (85%) en matière de traitement de la santé et de la sécurité au travail (Source : Flash Eurobarometer 398 - Working Conditions. 2014, European Commission).

Selon une étude de 2013 de la DGUV (German Socian Accident Insurance) commandité par l’AISS,  l’ Association Internationale de La Sécurité Sociale, les investissements pour la santé et la sécurité au travail produisent un rendement moyen de 2.24, et compris entre 1.29 et 2.89 selon les entreprises. Cette étude, l’un des rares de ce type, se base sur des données subjectives recueillies auprès d’experts dans 15 pays (pas la France).  

  • Un constat : Il n’existe pas encore, en France, d’étude quantitative d’ampleur suffisante pour ajouter un argument stratégique à l’impératif moral d’investir dans la santé et le bien-être au travail.

Le Capital Santé

Le Capital Santé peut être compris comme un agrégat de santé physique, santé mentale et satisfaction, qui potentialise – au sens de rendre possible et/ou de limiter – la productivité du capital humain.

La notion de capital santé est une composante essentielle du capital humain, notion déjà bien établie en sciences humaines, puisqu’elle valut (entre autres) à Gary Becker le prix Nobel d’économie en 1992.  Le capital humain est un stock, formé de trois éléments que sont les savoirs, les compétences, et les expériences, qui ensemble déterminent une certaine aptitude de l’individu à produire. Comme les autres formes de capital, le capital humain peux s’acquérir (via le recrutement), se développer (via la formation et, surtout, le travail lui-même), et il « rapporte » au sens où il est susceptible de procurer un revenu et il contribue à la performance collective. Contrairement au capital financier, il ne peut devenir propriété d’un tiers ; il est simplement mis à disposition par l’individu (il est « inappropriable »). A la différence d’autres formes de capital, le capital humain est incorporé.

Le caractère incorporé du capital humain implique que les capacités physiques et mentales de l’individu, et plus globalement de sa santé, ainsi que sa motivation, déterminent la valorisation du stock de capital humain. Le capital santé joue ainsi un rôle essentiel dans la valorisation et développement du capital humain d'un individu et plus globalement d'une organisation. Lorsque le capital santé est atteint, par la maladie, l’absentéisme,  ou le mécontentement, la productivité de l’organisation est réduite, et ce quelle que soit la valeur de son capital humain. La dégradation de l'état de santé d'un individu, physique ou mental, réduit également les possibilités d'investissement en capital humain au travers de la formation et de l'éducation. L’attention portée à la santé des travailleurs peut alors être envisagée comme une activité visant à protéger et développer le capital humain de l’organisation. 

L'engagement du Groupe Apicil 

Convaincu qu’une entreprise performante est une entreprise qui prend soin durablement de ses collaborateurs, le Groupe APICIL accompagne, depuis près de 10 ans, les employeurs dans la mise en place d’actions en faveur de la santé et du bien-être au travail. A partir d’études et de retours d’expérience des entreprises (animation de cercles d’échange de pratiques, déploiement d’actions en mode laboratoire), le Groupe a construit des programmes de santé dont l’objectif  est  le développement de la performance sociale des entreprises. APICIL porte une attention particulière à la question du travail, de ses conditions de réalisation, au rôle et à la responsabilité des différents acteurs dans l’entreprise, notamment aux pratiques managériales.

S’il existe des corrélations évidentes entre santé et performance, il manque néanmoins aux entreprises, une approche scientifique mesurant les liens de causalité entre les déterminants de la santé au travail et la performance des organisations. Fort de ce constat, APICIL a souhaité passer de la conviction à la démonstration grâce au partenariat avec Emlyon business school et à la création de  la Chaire APICIL « Santé et Performance au travail ».